02 mai 2006
Musique thaï...
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01 mai 2006
19 Mars : le grand départ
A y est, c'est le grand jour ! Demain, à la même heure, bonjour Thaïlande ! En attendant, dernière verification du sac à dos (j'hésites entre les 2) 
qui pèse déjà 445 kgs... (finalement, vais peut-être enlever les 7 paires de chaussettes prévues car je vais avoir du mal à les enfiler avec mes tongs). Bon, ma petite liste de choses à ne pas oublier de faire avant le départ :
- payer le loyer
- mes travellers et mon passeport dans mon sac
- couper l'eau et le gaz
- apporter le lapin nain chez ma mère...
- ... et ma fille aussi par la même occasion.
Voilà, suis fin prête, direction l'aéroport Lyon-St Exupery (non sans ressentir quelques angoisses, bien sûr).
Au moment de retirer mes billets d'avion au comptoir Nouvelles-Frontières, mon gentil baroudeur de frère me donne quelques conseils AVERTIS quant au choix de la place dans l'avion. Ses précieux conseils valent leur pesant d'or :
Je cite : "Prends une place au fond, car :
- 1 - tu seras plus tranquille
- 2 - tu seras à côté des toilettes au cas où...
- 3 - tu seras servie en premier pour les repas
- 4 - en cas de crash, tu es à coté des portes
Très bien, merci frérot pour les conseils, je vais bien entendu les suivre...
Decollage à 16h30 pour le Danemark, dans un avion sans marque (du discount, probablement, càd pas de boisson, pas d'hôtesse et peut-être pas de pilote...) ; je me souviens du ricanement de la personne au guichet d'enregistrement qd je lui ai demandé la marque de l'appareil.
Bref, arrivée à Coppenhague sans encombres, si ce n'est qu'il doit faire -12 et que le personnel de l'aéroport est aussi froid que la décoration impersonnelle.
Décollage pour Bangkok prévu à 22h30, et effectif à 23h45... Tiens, dans la salle d'embarquement, il y a un drôle de zig en imper noir qui fûme sa clope sous les panneaux d'interdiction de fumer
en se servant de sa paume comme cendrier et en faisant de grands gestes bizarres... (mazette, j'aimerai pas être à la place de la personne qui va se le coltiner tout le voyage en tant que joyeux voisin de chambrée !). Et là, un grand moment de SOLITUDE : la decouverte de ma place dans l'avion !
23:30 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : carnet de voyage
30 avril 2006
20 Mars : arrivée à Bangkok
J'insiste un peu sur ma place dans l'avion, et ce afin de dissuader tous mes futurs lecteurs qui ont un frère ayant pris l'avion un nombre incalculable de fois, de suivre à la lettre les conseils qu'il peut dispenser...
Ah ça, pour être au fond, j'étais au fond ! La place la plus au fond, je veux dire ! Càd celle où tu n'as absolument personne derrière toi si ce n'est la cloison qui te sépare des wc. Bon, soit, personne pour te mettre des coups de pied dans le dos, mais également aucun moyen de baisser ton siège pour essayer de dormir un peu (j'ai passé les 11h15 de vol en position EQUERRE, idéal pour attrapper des escarres...
). Concernant le fait d'avoir de la chance d'être à côté des wc, oui mais uniquement en cas de Turista précoce aigüe, car claquements de portes toutes les 3mn sans oublier les bruitages forts peu ragoutants (dignes du sketch de la dame-pipi de ce cher Elie Semoun, en vous remerquiant...), ça enèrve un peu...
Quant au fameux "tu seras servie en 1er pour les repas" : faux, archi-faux ! J'ai été servie en DERNIER, les hôtesses commençant par le milieu !
Finissons par le fameux "en cas de crash, c'est mieux" : oui, evidemment, c'est mieux pour atteindre plus vite les portes, surtout si l'avion descend en piqué à 1000 km/h. A ce propos, il faudrait expliquer aux compagnies aériennes qu'il est inutile de nous montrer une vidéo de 30mn nous expliquant comment mettre une bouée de sauvetage et embarquer sur des canots flottants, et ce pour 2 raisons : -1- m'etonnerait que l'avion se pose délicatement sur l'eau comme un plume - 2 - pour aller à Bangkok, nous ne survolons que des terres (il faudrait vraiment avoir du bol pour se crasher dans un cours d'eau genre rivière ou fleuve...).
Pour couronner le tout, sur qui je tombe comme voisin de fauteuil ? Je vous le donne en mille ? Si si, lui-même, l'ostrogoth de la salle d'embarquement qui prenait sa main pour un écrase-cigarettes !!! Oh comble du bonheur !!!
Mon sac en papier pour vomir est bien place ? Au pire, je prendrais celui de mon voisin. Ca y est, enfin le decollage. Je cherche desésperemment une position confortable pour dormir car le trajet va être long... et, oh miracle, je sens le sommeil me gagner vers 00h30 ! Super !
00h40, soit 10mn plus tard, sous mes yeux injectés de sang, les lumières de l'appareil se rallument dans le genre lumière au néon des hopitaux.
Et sous mon regard halluciné, les hôtesses nous servent des plateaux-repas : épinards, boulettes de viande et gâteau gelatineux et tremblotant... Euh, non merci, ça va aller...
Et voilà, impossible de me rendormir... de plus, je sens que mon voisin à une folle envie de discuter, vu qu'il s'est enfilé un nombre incalculable de bières et de mignonettes d'alcool (qu'il a d'ailleurs passé la nuit à roter)
alors je suis contrainte à faire semblant de dormir... Bon, on arrive quand ??? Il me semble que le voyage est interminable... Bien plus qu'à mon dernier, en Nouvelle-Calédonie, pourtant plus long (a l'époque, escales à Francfort, Dubaï, Bangkok et Sydney, avant d'arriver à Nouméa), et au combien magnifique et magique !
15h20 heure locale, le pilote nous annonce l'arrivée imminente sur Bangkok. En regardant par le hublot, j'aperçois un enorme Bouddha blanc, et j'imagine sans mal son gigantisme car nous entamons à peine la descente... C'est magnifique ; oubliée ma nuit à l'equerre et les rototos de mon voisin : je suis à Bangkok !
Dans mes souvenirs (1986), la chaleur était terrible, mais je suis moins surprise bien qu'il fasse quand même très chaud (environ 35°). Certainement dû au fait qu'à l'époque c'était la mousson.
Je récupère mon sac à dos, puis je change 60 $ (2300 bts environ)
au RDC de l'aéroport. Je reste sur ma 1ère idée qui est d'aller directement à Ayuthaya ; la gare de Dom Muang est à 3 mn à pied de l'aéroport : et là, je retrouve la Thaïlande telle que dans mes souvenirs : un simple guichet perdu au milieu des étals de nourriture et de boissons fraîches. Heureusement, le guichetier a le même niveau d'anglais que moi ("where is Brian ?" "in the kitchen"...), mon billet me coûte 13 baths pour 86 kms et 1h de trajet.
Sous le regard amusé d'un policeman, je m'écroule par terre emportée par le poids de mon sac à dos, en attendant le train. A peine le temps de boire un coup, le train arrive. Il est bondé, pleine heure de pointe (environ 16h30), et je me retrouve coincée dans l'espèce d'accordéon qui relie les wagons entre eux ; pas pour longtemps car un homme se lève pour me ceder sa place. La tête à la fenêtre du wagon, les paysages verdoyants défilent, entrecoupés de Temples. Autour de moi, les gens parlent, se hèlent, au milieu des marchands ambulants qui profitent de chaque arrêt du train pour monter dans les wagons et vendre des boissons fraîches, des brochettes de viande ou des fruits coupés... Tout est très coloré, naturel et rassurant et j'ai une grosse impression de "déjà vécu".
2 ou 3 personnes me touchent le bras pour me dire que nous sommes arrivés à Ayuthaya. L'aventure commence !!! Je saute allègrement du train (Pfiouuuuu ! L'es lourd, ce sac ! J'ai un peu exagéré le superflu !).
Mon LONELY-PLANET en poche, je me dirige vers un embarcadère situé à 3mn de la gare : traversée en bateau pour l'autre rive pour 3 baths. Je vois des jeunes jouer dans l'eau boueuse au milieu de la flore aquatique.
Ca y est, je suis dans la ville : du bruit, des couleurs, des odeurs, des voitures et des tuk-tuk qui roulent à gauche... 10 mn de marche à pied plus tard, je trouve une guest-house que j'avais reperée dans le L-P, le "TONY'S PLACE".
En bois foncé, sur 2 étages, avec billard, resto et surtout, oh merveille des merveilles !!!, une machine à café ! Sauvée ! La chambre et spacieuse et propre avec salle de bain et clim, et prévue pour 4 personnes (la dernière qu'il leur reste) pour 450 baths (j'avais prévu moins pour mon budget, mais au diable l'avarice pour le 1er jour, d'autant plus qu'il est 18h, que je meurs de chaud, et que mon ricil a tellement coulé à cause de la température qu'il doit me faire comme 2 espèces de cocards sous chaque oeil...)
Après un repos bien mérité, petite visite de la ville by night. L'impression de sécurité, de sérénité que je ressens ne se démentira jamais tout au long de mon voyage. Difficile de choisir parmi les dizaines de petits étals de nourriture, tous plus attrayants les uns que les autres. Mon choix se porte sur un plat de riz (ben vi) et de légumes verts, que je mange au milieu des autres thais (beaucoup de thailandais choisissent de manger dans la rue ou d'acheter ces plats qu'ils emportent chez eux, car c'est délicieux et pas chers du tout : 25 baths le plat, soit environ 0,50 euros...). De retour dans ma piaule, je m'écroule littéralement de fatigue...
pour me reveiller en pleine forme avec les yeux grands ouverts, vers 2h00 du mat ! L'horreur !
23:00 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
29 avril 2006
21 Mars : visite d'Ayuthaya
Hauts les coeurs ! Il est 7h du mat, et c'est ma première vraie journée au Royaume du Siam ! (à ce niveau de l'aventure, je m'en vais vous epater avec un peu de culture générale => "SIAM", en langue Khmer, signifie "basané"... et oui... me suis documentée moaaa).
Après une nuit de sommeil très longue, environ 3h (ah oui, j'allais oublier : me suis enrhumée à cause de la clim...), je prépare mes tongs de sport, un petit sac
et je me vautre avec delectation dans un fauteuil en teck de la GH tout en m'offrant le luxe d'un café (45 baths, mazette !).
Allez hop, je file pour ma 1ère visite. Les 1ers Temples (WAT) sont à environ 15 mn à pied de la chambre. J'aperçois déjà de loin les premièrs vestiges ! Un choc énorme ! Par contre, je ne vais pas abreuver mes notes quotidiennes de photos, puisqu'elles sont regroupées dans les Albums ci-joints.
Je commence par le Wat RATBURANA (30 baths)
, Temple qui a l'avantage d'avoir les Chédis les mieux conservés de la ville. L'impression de sérénité qui se dégage de ces lieux est fantastique, d'autant que j'ai l'avantage immense d'être toute seule au milieu de thaïs qui balayent la terre.
. La plupart des vestiges d'Ayuthaya sont restés en l'état, càd que la plupart des Bouddhas sont ététés (ce qui est hélas la conséquence des guerres birmanes et des nombreux pillages, dûs à certains thaïs peu scrupuleux qui revendaient, et ce jusque dans les années 70, des morceaux de corps de Bouddhas à des acheteurs non moins scrupuleux...), mais cela n'enlève rien à la beauté des lieux...
Le second Temple, à côté du 1er, est le WAT PHRA MAHATHAT (30 baths) ; il renferme la célèbre Tête de Bouddha entourée par les racines d'un bagnan
; ainsi que de nombreux Bouddhas d'époque contemporaine mais qui se fondent parfaitement dans le paysage...
. Et tout ça au milieu du bruit assourdissant des cigales... et des touristes japonais qui viennent de débarquer, masque à la Jackson sur le nez (pas compris d'ailleurs pourquoi puisque nous sommes entourés de verdure... ont-ils peur des effets nauséabonds des pets de cigales ? A élucider).
A la sortie du Wat, un chauffeur de Tuk-tuk (LE transport par excellence, qui tire son nom apparemment du bruit infernal de son moteur) fait des pieds et des mains pour me faire la visite guidée des temples de la ville, et ce pendant 3h (et pour 600 baths !!!) Sachant qu'effectivement, la plupart des temples sont disséminés un peu partout (merci au L-Planet), et que je ne me suis pas tapé des milliers de kms pour ne voir que 2 Temples, même s'ils sont majestueux, j'accepte sa proposition. Là, et ça je ne l'apprendrais que plus tard, j'avais tatoué sur le front : "je suis une touriste, seule de surcroît, et sans aucune notion de l'argent" ; en effet, il faut savoir qu'1h00 de tuk-tuk coûte en moyenne 20 baths...
. Bon, en même temps, quand on fait le calcul, 600 baths équivalent à environ 11 euros, et je dois dire que la ballade en valait le détour...
Donc, me voilà en train de grimper dans la machine infernale, non sans m'être préalablement cogné la tête contre la barre transversale (ce qui d'ailleurs n'est pas passé inaperçu, car mon chauffeur mettait délicatement sa main contre cette m-----e de barre à chaque fois que je remontais dans son engin). Le tuk-tuk a beaucoup d'avantage : il se faufile partout dans la jungle qu'est la circulation, il fonce, tout en permettant de se rafraîchir (n'oublions pas qu'il fait entre 35 et 39°).
Nous arrivons au WAT YAI CHAYA MONGHKOL (20 baths), qui est également appelé GRAND TEMPLE en raison de la taille de son Chédi. Un immense Bouddha Blanc couché, datant du XIII en garde l'entrée.

à l'interieur, une odeur bizarre... et de magnifiques statues de Bouddha que je m'empresse de photographier au flash, ce qui a eu pour effet de déplaire aux centaines de chauve-souris accrochées au plafond ! (relation de cause à effet : odeur bizarre => chauve-souris). Pfiouuu, 10 mn de montée, 3 secondes de descente ! Le Wat est encore habité de nos jours par des Bonzes et des nonnes bouddhistes (elles sont habillées de blanc alors que les bonzes portent eux des toges oranges).
La "tuk-tuk-visite" continue (et hop, la main du chauffeur sur la barre) au WAT PANAN CHOENG, qui date du XIV. Son Wihan principal renferme un Bouddha doré assis de 19m (le Temple est d'ailleurs également appelé "Chédi de la Montagne d'Or").
Mon chauffeur (encore la main évitatrice de bosses) m'emmene ensuite dans le Nord de la ville pour me montrer le WAT SUWANNAWAT ; situé au milieu d'un espace vert gigantesque, il est malheureusement très abimé... De certains Bouddhas qu'il renferme, il ne reste d'ailleurs que l'empreinte.
Je trouve l'endroit paisible mais d'une grande tristesse... Pas très loin de là, le tuk-tuk-man (p'tite main discrète) m'emmène visiter un immense Temple dont j'ai malheureusement oublié le nom... (honte à moi) : il est majestueusement grand
; d'un blanc éclatant, je me vois dans l'obligation de chausser mes lunettes de soleil (leur vocation première étant de me servir de barrette à cheveux => "a star is born..."). Malgré la chaleur (il doit être environ 12h, il fait 39°), je grimpe les 79 marches et me sens rassurée de croiser un couple de japonais en haut des marches (et 3 idiots, 3...). Je rejoins le chauffeur tranquillement attablé devant une bouteille de coca fraîche ; au vu de mes vêtements collés comme une seconde peau par la sueur (bon là, effectivement, impossible de me confondre avec Monica Bellucci ), il me demande quelle température il fait en France => le pauvre, il a manqué s'évanouir qd je lui ai dit qu'elle tombait largement en dessous de 0° l'hiver...La visite continue (merci la main) au WAT LOKATA SUTHARAM avec un immense Bouddha blanc couché vétu d'une toge orange (le guide m'indique qu'elle est changée chaque année)
. Ce Bouddha est apparemment d'époque, et est entouré de petits Chédis n'excédant pas les 10m. Les 3h de visites touchant à leur fin, le chauffeur insiste pour m'emmener voir un dernier temple, le WAT NA PHRA MERU . Il abrite un Bouddha doré de 6m de haut, d'époque contemporaine. Le batiment est typiquement thaï, avec ses toits en plusieurs pans et ses tuiles rouges et vertes. C'est exactement le genre de Temple que l'on trouve à foison à Bangkok, très pimpant et rutilant ; en face, il y a un temple chinois (J'ai appris un peu plus tard, que 10% de la population est d'origine chinoise).

Ainsi s'achève ma 1ère tournée des Temples de Thaïlande. Le chauffeur à la main salvatrice a été d'une très grande sympathie tout au long de ces 3h, m'expliquant chacun des endroits visités. Il est vrai que sans lui, je n'en aurai pas vu le 1/4. Les yeux encore remplis de tout ce que j'ai pu voir, je rejoins la G-H, me promettant de revenir dans cette ville lors du prochain voyage (une évidence s'impose à moi : je dois, non, IL FAUT que je revienne dans ce pays chaque année... Mon pélerinage à moi...).
Après une douche salvatrice et un bon p'tit roupillon, je cherche de quoi me sustenter (eh eh) et me régale d'une omelette frite aux crevettes (tjrs 25 baths) et d'1/2 ananas coupé en tranches et servi dans un sachet plastique. Un délice...
00h30, ça recommence, pas moyen de dormir... Bon, j'appelle ma fille (3 ans 1/2, pitchounette) avec mon portable (arghhhh, je sais, pas pu m'empecher de le prendre, au cas où), mais à 2.48 euros la minute, autant dire que je l'ai fait courte !!!
Bonne nuit à tous...
14:25 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28 avril 2006
22 Mars : départ pour Lopburi
Ah, la vie est un eternel recommencement... : enfin endormie à 4h, pour me réveiller à 7h ! Rude... Où est mon anti-cernes que je l'étale à la truelle ?
. Courageuse, je prépare mon sac à dos, car aujourd'hui train pour rejoindre la ville de Lopburi (petite étape obligatoire avant d'aller à Sukhotai).
Un petit nescafé à l'accueil de la G-H, où une jeune qui parle 2/3 mots de français me fait remarquer que j'ai des "yeux petits" (On voit bien que ce n'est pas elle qui s'est bagarré une partie de la nuit avec la clim ! PS : choisissez plutôt une chambre avec ventilateur (fan), c'est largement suffisant). Le temps de changer quelques travellers à la banque, et je reprends le bateau pour aller de l'autre côté de la rive.
Le train pour Lopburi est à 10h30, j'ai donc largement le temps de prendre un petit-déj à la thaï, c'est à dire riz/poulet (moi qui, en France, suis au bord de l'évanouïssement à la simple vue d'un bout de nourriture le matin, je me régale!). L'ambiance des rues a quelque-chose de magique,
de par le bruit, les odeurs de bouffe, le raffût des voitures... Tout se fait tellement naturellement ici que j'ai l'impression d'avoir toujours vécû dans ce pays... je m'y sens à l'abri... La gare se remplie petit à petit (ecoliers, touristes, marchands...) et à l'arrivée du train, un petit pincement au coeur de quitter cette ville magnifique.
A cette heure, le train n'est pas bondé, ce qui me permet de trouver une place assise ; les fauteuils, à la différence de nos trains, sont une seule et unique banquette le long de la paroi des wagons ; la plupart des thaïs y sont assis en postion du lotus : ma souplesse légendaire me le déconseille vivement
sous peine de rester coincée et de rater mon arrêt... Malgré la saison, les paysages sont très verts, ponctués de Bouddhas entraperçus au milieu des feuillages, et de "champs" de fleurs de lotus. Pendant le trajet (il a duré environ 1h30), bon nombre de vendeurs ambulants ont défilés, proposant des boissons fraîches, des fruits, des plats préparés, des boulettes de viande ; il y a toujours preneur, car à la différence de nous, occidentaux, qui mangeons à heures fixes (dixit maman : "avant l'heure, c'est pas l'heure, après l'heure, c'est plus l'heure !), les thaïs mangent souvent tout au long de la journée, mais en petites quantités. Une jeune maman avec sa petite fille (magnifique) me sourient dès qu'elles croisent mon regard, et nous nous faisons de grands signes de la main quand elles descendent du train... Moment de gentillesse tout simple, mais qui se réïterera tout au long de mon voyage... J'adore ce pays et ses habitants...
Bon, ça y est, j'arrive à Lopburi : je me prépare psychologiquement à me fondre dans cette ville grouillante de petits singes... Les 2 seuls que je vois de chaque côté de la gare sont ENORMES, doivent mesurer environ 6m de haut et sont dorés ! Non mais je m'attendais à quoi ? A un paysage à la Pierre Boulle ? Bon, je verrais plus tard pour ces gentilles bêtes. D'abord la G-H... que je vais rejoindre plus vite que prévu, car un chauffeur de sàamlàw m'arrache presque mon sac à dos des mains ; il m'y conduit pour 20 baths. Le "Nett hotel"
(choisi parce qu'il se situe dans la "vieille ville"), est sans prétention, mais chambre propre avec salle de bain et ventilateur (160 baths la nuit). Le jeune homme à l'accueil me prévient que la G-H est en travaux, et très bruyante la journée ; pas grave, pour ce que je dors... Bon, maintenant, un autre grand moment de solitude : la douche...
Ayant besoin de me rafraîchir avant la visite de la ville (je veux mes singes !), me v'là ti pas en train de me saisir du tuyau placé à côté des wc (voir la photo) ; pétard, il est court ce tuyau... et il y a une de ces pression ! C'est sûr que ça décrasse ! Ah, tiens, au fait, je vais peut-être fermer la porte de la douche, on ne sait jamais si quelqu'un rentre dans la chambre... bizarre, une autre douche derrière la porte, mais avec un vrai pommeau, celle-là... autre relation de cause à effet => pas de papier wc dans les chambres, mais des "rince-fesses"... Bref, vous êtes prévenus...
En sortant de l'hôtel je croise des bonzes et je me décide à les suivre. Grand bien m'en fait, puisqu'ils vont dans un Temple, le WAT NARAI RATCHANIWET (30 baths). J'apprends que la ville, dont la fondation remonte au VIème siècle, fût annexée par l'Empire d'Angkor, ce qui explique le style caractéristique
de ses prangs. Les vestiges sont très érodés, mais se mélangent harmonieusement avec le reste de la ville.
Puis je me rend au PHRA PANG SAM YOT, le fameux sanctuaire où les singes (une variété de petits macaques) ont élus domicile...

Après avoir pris mon billet d'entrée, un jeune thaï me suit (keski ya ?). Il a un petit lance-pierres dont il se sert en cas d'attaque de la part de ces petits singes.
A un certain moment, il m'arrache l'appareil photo des mains, et se met à mitrailler (bon, j'chuis pas une photographe professionnelle, mais quand même !)... Ses photos sont magnifiques : le ciel très flou, mes doigts de pied en gros plan, et j'en passe... Je suis quand même assez étonnée de voir que les singes (dont un qui essaye de m'arracher ma barrette) restent regroupés dans ce WAT, d'autant plus que les clotures entourant le temple ne sont pas hautes... Je passe le reste de la journée à visiter la vieille ville. Je retourne dans ce quartier à la nuit tombée, et là, je les vois... ils ont envahis le quartier : sur le toit des voitures garées, à même le trottoir en train de grignoter des écorces de pastèques, se balançant sur les fils electriques... j'en vois même un grimper dans le coffre d'un pick-up, probablement à la recherche de nourriture... Je fais de même, (non, je ne monte pas dans le coffre !) et me régale d'une omelette fourrée au soja, au beef et à la noix de coco : surprenant, mais délicieux. De retour vers la G-H, il y a un grand marché de nuit, ou l'on trouve de tout (nourriture, vêtements, ustensiles...), et je regarde des jeunes en train de jouer au "sepak takraw" (littéralement "coup de pied" "balle tressée" )
: 2 équipes se lancent une balle en osier par-dessus un filet de volley-ball, avec les pieds où la tête. Leur habileté est surprenante...Puis le retour ineluctable dans la chambre (j'ai de la chance, j'ai 2 douches...), ou, inévitablement, le sommeil me fait définitivement la gueule. Pas grave, viens de voir que je ne dormirais pas seule cette cette nuit : j'ai 3 petites fourmis dans le lit pour me tenir compagnie
: sawadee krap, les copines... สวัสดีครับ...
23:05 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27 avril 2006
23 Mars : départ pour Sukhotai
Une grande avancée : J'ai pu dormir 5h de suite ! Merci à toi, oh Dieu du sommeil... Aujourd'hui, journée transport, direction Sukhotai via Phitsanulok (il n'y a pas de ligne directe depuis Lopburi).
Un petit nescafé, et c'est parti. Une jeune fille en saàmlaw me propose de m'emmener à la gare des bus, non sans avoir préalablement compris "gare des trains"...
(mais mon anglais parfait a vite fait de la détromper : "no tchou-tchou" renforcé par un extraordinaire mime des roues du train...). Je ne sais pas si elle a fait une affaire, car elle est obligée d'emprunter une nationale bondée de voitures, et pédaler sous une chaleur infernale. La gare des bus est extraordinairement vivante, avec toujours les mêmes vendeurs de boissons et de nourriture... Un groupe de bonzes attendent également, avec pour tout bien un sac en tissu de la même couleur que leur toge (certains, la clope au bec, exhibent des téléphones portables dernier cri...).
Mon billet de bus en poche, (136 baths pour le trajet Lopburi/Phitsanulok)
, j'ai 1/2 heure pour trouver de quoi me restaurer : boulettes de viande et bouteille d'eau fraîche. Bien entendu, le bus est bondé... Je me retrouve debout à l'arrière du bus avec mon sac à dos qui doit peser 2.5 tonnes, jusqu'à ce qu'une femme (accompagnée de sa petite fille) me tire par le bras pour me faire asseoir à côté d'elle, sur la banquette tout au fond du bus (je suis vraiment dans le pays de la courtoisie et de la gentillesse innée ; en plus j'ai la côte avec les mamans)... Bon, c'est parti pour 5h de route, avec une clim aléatoire... Les paysages défilent, luxuriance de verdure, de verdure, de verdureeeeeee... et là je me réveille, la tête pratiquement sur l'épaule d'un bonze (tiens ? Il y était pas tout à l'heure ! Il a dû monter pendant ma "sieste") ;
je me confonds en excuses ce qui le fait sourire (ouf !). Arrêt pipi/manger au bout d'1h30 de trajet, dans une gargotte sans chaises ni parasols, sous 39°... Puis re-montée dans le bus, où un thaï, microphone à la main (je ne comprends bien sûr rien du tout, ignare que je suis) débite une longue mélopée, un bol à aumônes à la main : je remarque que les voyageurs mettent un billet de 20 baths dedans, et prennent une sorte de petite médaille ; ma voisine me montre celle qu'elle vient de prendre, c'est en effet une médaille avec un Bouddha. (j'en aurai bien pris une, mais ma touristicité flagrante à fait fuir le vendeur...)
15h00, arrivée à Phitsanuloke. Je ne fais qu'un arrêt sommaire, le temps de prendre un autre bus pour Sukhotaï, La ville que je rêve de visiter...
Justement, un bus part dans 1/2 heure ! Si c'est pas du timing, ça ! (39 baths, 1h00 de trajet environ).
Par rapport au bus précédent qui n'était certes pas flambant neuf, mais confortable pour un long trajet, celui-ci est, comment dire, un peu plus rudimentaire :
pas de clim, sièges en sky (j'ai bien peur que mes fesses restent collées façon ventouse). Je remarque que dans chaque véhicule (bus, voitures, tuk-tuk, etc...) il y au moins un Bouddha sur le tableau de bord, en figurine ou en photo (95% des Thaïs pratiquent le Bouddhisme).
A y est, je suis enfin arrivée à Sukhotaï ! Là, il y a le choix pour rejoindre la G-H qui est assez éloignée de la gare routière : les "taxis-meter", les "sàamlaw", les "tuk-tuk" et même un jeune qui se propose de me conduire en moto... (et mon sac à dos, il nous suit à pied ?). Allez, tuk-tuk, direction le "Garden-House".
Il est temps d'ouvrir une parenthèse concernant Sukhotaï ; la ville est divisée en 2 : d'un côté "New Sukhotaï", c'est LA ville où l'on trouve les G-H, les hôtels, les magasins, les restos ; de l'autre, le Parc Historique ( la "vieille ville") ou sont "regroupés" les vestiges sur plus de 45 km2. Pour aller d'un site à l'autre, il y a à peu près 15 kms.
Super bien accueillie à l'entrée de la G-H, on me propose un bungalow, pour 250 baths la nuit. Oh voui ! Et, merveille des merveilles, un petit coin de paradis dans mes moyens de routarde ! Visez un peu : 
Douche, repos, et visite de Sukhotaï by night : pas très vivant car un peu excentrée par rapport au centre-ville que je visiterai demain soir (trop fatiguée). Un "fried rice with pork and crevettes", et me voici installée sur la terrasse de MON bungalow, le Lonely-Planet d'une main et un sachet d'ananas coupés de l'autre... jusqu'à ce qu'une horde de moustiques bourdonnant près de mon oreille me suggère de rentrer ! Pas moyen d'être tranquille...
. Bonne nuit à tous, et souhaitez-moi un bon gros repos réparateur...
09:50 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26 avril 2006
24 Mars : visite de Sukhotaï
Maudite, je suis Maudite !...
Moi qui me régalais de dormir au milieu de la verdure, dans un bungalow digne de ce nom, j'ai été traitreusement tirée de mon sommeil aléatoire à 5h du mat par une espèce de bestiole venue pousser une série de COCORICOOOOOOOS juste SOUS ma chambre ! Totalement contre la libre circulation des armes à feu, j'avoue que là...
si j'en avais eu une sous la main... et bien sûr, pas moyen de me rendormir, car après ses chants matinaux, place aux aboiements des chiens qui se bagarrent, certainement encore SOUS ma chambre... un vrai zoo...
Passons ; un p'tit café à l'accueil, un petit bonjour à un couple de touristes d'une 50aine d'années qui attaquent une omelette à 8h du mat, et c'est parti pour la visite de la plus belle des villes... (c'est un avis perso, bien sûr).
Un sàwngthàew (sorte de mini-bus découvert) s'arrête justement près de la G-H, direction le Parc Historique (15 baths le trajet) : je monte, suivie par le couple à l'omelette et un autre touriste (à quoi je le reconnais ? chaussettes avec ses sandalettes, essentiellement). 30 mn plus tard, le bus nous dépose à l'entrée du Parc. A droite, des vélos en location : 20 baths pour la journée, ce qui permet de faire l'intégralité du Parc. Le couple et moi enfourchons nos splendides destriers
; c'est assez rigolo, car la selle est basse et le guidon haut (nous ressemblons à des sauterelles...) et nous faisons tous les 3 la course : celui qui trouve l'entrée le 1er à gagné ! Sont bien sympas ces Belges. Et j'ai gagné ! Yes ! La, vous avez le choix : soit vous prenez un billet pour chaque temple visité, soit vous prenez un billet unique pour 150 baths + 10 baths pour le vélo. (je prends la seconde solution). La visite commence alors... par le WAT MAHATHAT
, le plus grand temple de la ville, où l'on trouve encore des Bouddhas originels dont 2 Bouddhas debout monumentaux enfermés dans une sorte de sarcophage de pierre vertical
(j'insiste sur le fait que je ne mets pas beaucoup de photos dans les NOTES, car elles sont regroupées dans les ALBUMS. Je vous invite à aller y jeter un coup d'oeil, les vestiges sont magnifiques). Tiens, je croise le p'tit jeune du bus, celui qui n'a pas voulu louer de vélo... apparemment, il a un souci avec son appareil-photo ; plus de piles !
Pas de chance, c'est l'ENDROIT où justement il ne faut que cela arrive ! Heureusement que bibi a pensé à en prendre ! (une petite cargaison d'une 30aine de piles, au cas où). Non, non, ne me remercie pas, c'est tout naturel... Puis j'enfourche allègrement mon destrier, direction le WAT SI SAWAI
, Temple à l'origine Hindou construit par les Khmers (3 Prangs) ; j'y retrouve mon couple Belge. Viens ensuite le WAT TRA PHANG NGOEN à quelques coups de pédale, ou trône un magnifique Bouddha assis dans la position de la prise de la terre à temoin
.
Cela peut vous paraître redondant, mais chaque Wat est vraiment différent, chaque découverte est exceptionnelle... Le WAT MAI renferme également un magnifique Bouddha, ainsi qu'un Bouddha debout, marchant paume en avant vers les hommes en signe d'apaisement (j'apprendrais plus tard que cette position est exclusivement Thaï)
. Des écoliers sont assis au pied du Wat, cahiers à la main... La faim se faisant sentir, je me dirige vers l'entrée du parc ou, au millieu des étals de souvenirs, l'on y trouve 2 ou 3 restaurants (d'un bon rapport qualité/prix). Le Parc Historique possède une dizaine de Wats dans ses murs, ainsi que certains disséminés en dehors de son enceinte ; je prends mon courage à 2 mains et me lance gaillardement sur la route nationale (ne pas oublier de rouler à gauche !). Le WAT WIHAN THONG renferme un Chédi soutenu par des éléphants
(j'ai appris plus tard que l'éléphant est un symbole constant dans la religion Bouddhiste, car Bouddha fût conçu la nuit où sa mère vit en rêve un éléphant blanc la touchant de sa trompe).
Le WAT PHRAI PAI LUANG, également en dehors des remparts,
comprend un Bouddha contemplatif... assez impressionnant à voir au milieu du bruit incessant des cigales. Je reprends mon vélo en essayant désesperemment de rouler à l'ombre des arbres qui bordent l'enceinte exterieure du Parc... Je croise 2 ou 3 voitures
ainsi qu'un Temple moderne comme j'en verrais tant à Bangkok. Puis je croise un petit chemin de terre, sans indication aucune... Allez, j'y vais ; et là, je tombe sur des ruines
qui ne font probablement pas encore parties du programme de réhabilitation du Parc (il est inscrit au Patrimoine Mondial de l'Unesco) : les restes d'un Bouddha assis qui, de son temps, a dû être magnifique... le lieu est empreint de tristesse mais je ne peux m'empecher d'y rester un moment. J'enfourche à nouveau Tornado, direction le WAT SI CHUM, que je ne veux rater pour rien au monde... il est situé au Nord-Ouest de la vieille ville, et là j'avoue avoir un peu galéré pour le trouver ; heureusement, une mamie sur le bord de la route me l'indique (non sans m'avoir fait répéter plusieurs fois le nom du Wat... mon accent est déplorable !). Mais avant, une petite pause-toilettes s'impose (156 litres d'eau depuis le début de la visite...)
: à ne conseiller qu'en cas d'extrème urgence, car les toilettes à la turque dans le noir le plus complet avec le petit sac à dos coincé entre les dents au milieu de bestioles que l'on devine, faut en vouloir ! Je m'arrête près du WAT SI CHUM en même temps qu'un bus climatisé bondé de touristes bien à l'abri sous leurs ombrelles de papier (m'en ficheeeeuuu, suis p'têtre dégoulinante de transpiration mais au moins j'lai fait toute seuuuleeee, et mes mollets, "c'est du béton" ! Na !) Et là, envolée toute trace de fatigue
: j'aperçois au loin un Wàt dans lequel je devine la forme d'un immense Bouddha assis de 15 m de haut. Il est enfermé dans un mondop (edifice carré), avec très peu de recul pour pouvoir le photographier intégralement
(j'ai appris plus tard qu'un passage menait derrière sa tête et permettait au Ministre de la guerre de l'époque d'enjoindre le peuple à guerroyer aux côtés du Roi). Ayant un peu de mal à quitter ce magnifique Parc de Sukhotai, je ne peux m'empecher de refaire tout le trajet à l'interieur de l'enceinte... Je tiens à vous faire part d'un article trouvé à mon retour en France dans un numéro de "Grands Reportages" et qui est fondamental dans la compréhension de ce Parc Historique ; il y relate de la reconstruction de Sukhotaï, dans les années 80 :
- " Nikom Moosigakama, archéologue chevronné, ne ménagea pas sa peine, parfois au risque de sa vie, pour sauver le site de la ruine et le préserver des pillards. A son arrivée en 1978, il trouva les remparts envahis par la végétation, des édifices écroulés, des Temples effondrés, des statues décapitées par les trafiquants. Il lui fallût convaincre les paysans de quitter le site de la vieille ville. Il s'attira rapidement les quolibets d'une population qui alla même jusqu'à manifester pour exiger son départ. Il résidait sous le toit d'un chef de village qui était aussi le chef d'une des bandes de pillards ! Il dut patiemment le convaincre que la réalisation du Parc Historique améliorerait nettement le niveau de vie de ses administrés. En 2 ans, il parvint à racheter 70% des terres que les villageois exploitaient parmi les ruines. Il sût aussi convaincre la princesse Siridhorn (l'une des filles du Roi actuel Bhumipol) d'intervenir auprès du gouverneur de la province et des autorités locales. Les bandits étaient si nombreux qu'il était escorté par des gardes armés, sans parler des tueurs à gages... Bientôt, 500 spécialistes et artisans le rejoignirent, et permirent l'inscription du Parc au Patrimoine Mondial de l'UNESCO, en 1988...". Cet article nous montre à quel point la protection et la réhabilitation du patrimoine est importante et primordiale, pour les générations futures comme passées.
Ma visite s'achève ; ce lieu me laissera pour toujours une impression de sérénité, de beauté, comme jamais je n'ai rencontré.
Mon vélo retourne à son loueur, et je retrouve la G-H... non sans une pointe de nostalgie pour la journée passée. Ma soirée s'achève dans les rues du centre-ville de New-Sukhotaï, très animé et envahi de pigeons à l'entrée, où d'ailleurs je me suis perdue
(petit moment de panique l'espace d'un instant, j'avoue) puis retrouvée, grâce au vacarme de ces volatiles ! Je rentre et me prépare psychologiquement à affronter demain matin les cris du gallinacé pervers qui a élu domicile sous ma chambre... Have a good night...
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25 avril 2006
25 Mars : départ pour Bangkok
Inutile de vous préciser que cette image est un autoportrait (le coq n'ayant pas oublié sa vocation première qui est de HURLER son chant matinal à 5h du mat ! Mais pourquoi MOI ???)... 7h du matin, déjà 2h que je traîne au lit comme une âme en peine. Allez, courage, préparation du sac à dos car aujourd'hui, direction la Capitale !
J'ai le coeur brisé de quitter cette ville qui m'est devenue si chère... je me rassure tant bien que mal en me disant que j'y reviendrai bientôt. Le temps d'un café à l'accueil, d'un au-revoir à mon si sympathique couple de Belges (toujours à l'omelette) qui d'ailleurs partent aussi aujourd'hui pour je ne sais quelle destination, et le tuk-tuk qui stationne devant l'hôtel à la recherche d'éventuels clients me dépose à la gare des bus un peu excentrée du centre-ville car située un peu plus au Nord. Il est presque 8h quand je prends mon ticket de transport (326 baths pour le trajet Sukhotaï / Bangkok en bus d'Etat climatisé tout pimpant, trajet qui doit durer 7h)
, quand je vois toutes les personnes présentes dans la gare se lever comme un seul homme (tiens, c'est très joli cette métaphore) et rester immobiles => einh ? keski y'a ? Tandis qu'une musique innonde la gare... Ca y est, j'y suis ! C'est l'hymne national ! 
j'apprends que celle-ci est diffusée partout tous les jours à 8h et 18h, à la télévision, à la radio, et dans les rues par le biais de hauts-parleurs. Les Thaïlandais interrompent leur occupation, quelle qu'elle soit, et restent debout pendant l'hymne. Le culte de la Royauté est très fort en Thaïlande ; Sa Majesté BHUMIBOL ADULYADEJ (couronné sous le nom dynastique RAMA IV) règne depuis 1950 et jouit d'une immense estime de la part de la population, de par son constant interêt pour le developpement des zones défavorisés du Royaume et son action conciliatrice lors des coups d'Etat militaires qu'il a eu à traverser. Dans chaque ville, on peut voir des portraits grandeur nature du Roi et de son épouse, apparemment autant vénérés que Bouddha (au vu des nombreuses fleurs et présents au pied de chacun de ses portraits).
Cette photo est sans doute l'une des plus célèbres. Assez étonnant, vous ne trouverez aucun portrait récent du Roi et de son épouse (né en 1927, il a aujourd'hui 79 ans). Tiens, mais qui vois-je arriver ??? Mes Belges qui viennent prendre également le bus ! Nous montons ensemble, et, à peine installés, les voilà qui sortent de leur sacs des grilles de SUDOKU, ce fameux jeu de grilles chiffrées qui fait un malheur partout (même en Belgique, c'est vous dire !)...
. Et voilà, le bus démarre... "adieu Sukhotaï", ou plutôt "à bientôt". La monotonie de la route m'endors rapidement (au moins, il n'y a pas de coq !), jusqu'à l'arrêt du bus 1h30 plus tard. Le chauffeur en profite pour balancer de grands seaux d'eau vers le moteur qui se met à fumer (ça promet !), pendant que nous, les voyageurs en profitons pour nous rafraîchir... Tiens des vendeurs de nourriture : je fais le plein (boulettes de viande, fruits frais, bouteille d'eau) et je m'escrime à tout manger avant la remontée dans le bus... dans lequel, 10mn après, un plateau repas nous est servi ! Bon, allons-y, je ne voudrais pas vexer... Tiens, ils sont rigolos ces petits légumes verts à la drôle de forme
; je croque allègrement dedans... et là une EXPLOSION de saveur ! La personne qui nous a servi le plateau-repas vient à mon secours en m'offrant un verre d'eau. J'arrive à lui bafouiller un "...ank you ...e.y uch...". Le reste du voyage se déroule sans autre accroc gustatif ; mes copains Belges descendent du bus 2h avant l'arrivée à Bangkok à grands coups de serrements de mains. "Have a good trip !".
Bangkok, me voilà ! Il est 16h00, et je met enfin les pieds dans THE Capitale... direction Kao San Road, qui est selon certains la Mecque du routard et selon les autres l'endroit à éviter. Mon choix de prendre une Guest-House à cet endroit est principalement dû au fait de sa situation géographique, à côté de tout... et suis de suite assaillie par les très nombreux "taxis-meter", dont un qui a l'applomb de me dire qu'aucun bus ne va à cet endroit (ça commence bien ! Dans une ville aussi tentaculaire que Bangkok, cela m'étonnerait). Et si, les bus n°3 et n°15 s'y rendent... Un chauffeur de taxi m'indique le chemin, de mauvaise grâce d'ailleurs.
Et là, dans le bus, je comprend la signification des mots "chaleur", "embouteillages", "klaxons", "conduite sauvage". Bangkok est étourdissante de bruits et de couleurs... Son nom officiel (prenez votre courage à 2 mains) est :
"Krung Thep Mahanakhon Amon Rattanakosin Mahinthara Ayuthaya Mahadilok Phop Noppharat Ratchathani Burirom Udomratchaniwet Mahasathan Amon Piman Awatan Sathit" (กรุงเทพมหานคร อมรรัตนโกสินทร์ มหินทรายุธยามหาดิลก ภพนพรัตน์ ราชธานีบุรีรมย์ อุดมราชนิเวศน์ มหาสถาน อมรพิมาน อวตารสถิต สักกะทัตติยะ วิษณุกรรมประสิทธิ์) qui signifie littéralement : "Cité des anges, écrin des gemmes divins, Terre imprenable, Grand Royaume proéminent, Delicieuse Capitale du Royaume aux 9 pierres nobles, Siège suprème et Palais magnifique, refuge des Dieux et séjour des esprits reincarnés". Pas d'inquiétude, les Thaïs la nomme simplement Krung Thep, "cité des Anges".
A côté de moi, un touriste essaye tant bien que mal de lacer ses nouvelles "adidas", au son du tintement de la longue et mince boîte en fer d'où la vendeuse de billet tire les tickets. 1h plus tard, me voici arrivée
... Ainsi, c'est donc ça, Kao San Road... Un flot de touristes de toutes nationalités aux allures woodstockiennes, au milieu d'étals de vêtements et de stand de musique tonitruante... D'abord trouver la Guest-House, conseillée par mon routard de frère (quoi que... après ses judicieux conseils concernant ma place dans l'avion, je commence à douter...)
. Bon, je suis mauvaise langue... pas très facile à trouver, elle se situe dans une impasse. L'endroit est vraiment très clean, et viens juste d'être fini de construire (300 baths la nuit, rien à redire). Tout y est propre et neuf, et le lit conserve même son entourage de plastique... Après une petite douche rapide, place à la jungle urbaine, direction Thanon Kao San, il commence à faire faim...
La rue est fermée à la circulation la nuit, et devant moi s'étalent des dizaines de vendeurs de chaque côté de la rue. On y trouve de tout : vêtements bon marché au milieu des contrefaçons, thaïs vous proposant de faire des "dreadlocks", boutiques de souvenirs où Bouddha trône en bonne place, vendeurs de bijoux, bureaux de change, bars à touristes, vendeurs de CD (à qui fera le plus de bruit), tatoueurs, et même 1 ou 2 stands proposant de vous faire de faux permis de conduire, de fausses cartes d'étudiant ou encore des cartes de journalistes plus vraies que nature... je me sens loin des villes précedemment visitées où régnait le calme... pas vraiment mon monde... Pour un peu je souffrirais presque d'agoraphobie ! Pour ce soir, je vais me contenter d'un repas pris au coin d'une rue, et d'une aspirine.
Ce soir, pas de coq, pas de chiens qui hurlent, pas de bagarre avec la climatisation, pas de bruit... Pas possible, il va se passer quelque chose, ça ne peut pas être aussi facile ! ราตรีสวัสดิ์...
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24 avril 2006
26 Mars : 1er jour à Bangkok
Ma première journée à Bangkok... J'ouvre un oeil, 8h
! Non, pas possible, j'ai dormi 10h de suite ! Pas de chants galinacéens matinaux, pas d'aboiements, pas de moustiques... Ca me manquerait presque mes nuits de 3/4 heures ! Bangkok, me voilà ! Aujourd'hui, journée visite (pour changer), je veux revoir le WAT PHRA KAEW , visité en 1986 (j'avais 3 ans, presque 16), et dont l'image m'a marquée... Mais avant tout, devinette ? Et oui, un p'tit café, cela va de soi. Kao San Road, en ce début de matinée est surprenante de calme...
mis à part quelques touristes en train de siroter leur Singha-beer matinale, il n'y a pas grand monde. La ville est un véritable chaos urbain ; les rues sont larges comme des avenues et impossibles à traverser... il faut être très patient et profiter de la moindre seconde sans voitures pour pouvoir traverser en courant !
(Marion Jones n'a qu'à bien se tenir !) Ou, autre solution moins dangereuse, se "coller" derrière des bonzes qui traversent également. (Oh miracle, les véhicules s'arretent pour les laisser passer). Le Grand Palais est situé à 15mn à pied ; je passe sur Thanon Ratchadamnoen, une grande avenue, ou se trouvent différents ministères (Justice, Défense, Affaires Etrangères...) et j'aperçois en face les 2 kms de murailles du Grand Palais ! Majestueux !
. C'est à ce moment précis que débute ma 1ère et unique journée de galère... Toute à mon plaisir d'être là, un Thaï vient vers moi et commence gentiment à me parler du Palais... pour me dire qu'aujourd'hui il est exceptionnellement fermé aux touristes (je ne saurai d'ailleurs jamais si c'était vrai, mais j'en doute). Il prend ma carte de Bangkok, entoure les différents Temples et me parle d'un quartier où l'on trouve des bijoux et des vêtements de luxe, "Export Center". Merci, cela ne m'interesse pas ! Et sans que je lui demande rien, il arrête un tuk-tuk d'un signe de la main et tourne les talons...
J'ai compris bien plus tard, qu'il jouait le rôle de rabatteur de touristes pour les conducteurs de tuk-tuk. Celui-ci s'empresse de confirmer la fermeture du Grand Palais, et se propose tout naturellement de m'emmener voir d'autres Temples disséminés un peu partout dans la ville. Très très très très insistant => "20 baths for 1 hour, miss !". Bon, allons-y, ça me permettra de voir la ville en même temps... La visite commence par le WAT INTHARAWIHAN, qui comprend un très grand Bouddha moderne doré de 32 m de hauteur...
très clinquant, ça change des vestiges rencontrés jusqu'à présent... Après un moment, je remonte dans le tuk-tuk ; je demande au chauffeur quel est le prochain Temple à visiter, il ne me répond pas... et s'arrète dans une rue apparemment très huppée (j'apprendrais plus tard que nous avions quitté le "vieux Bangkok" (KO RATANAKOSIN), celui des temples anciens, pour celui des affaires et des commerçants, le "New Bangkok") et s'installe sur un banc près d'un magasin luxueux aux vitres opaques. Je n'y comprend rien... il me fait signe de rentrer à l'interieur => ou je suis accueillie par un portier au milieu de vitrines regorgeant de bijoux et de montres en or ! 
Et là, me reviennent en mémoire les mises en garde lues dans le Lonely-Planet concernant ce genre de manoeuvre : "les rabatteurs travaillent à la commission, et sont payés par ledit magasin pour vous y conduire"... Je ressort de suite, complètement blasée, et à ma grande surprise, mon guide fait une tronche de 6 pieds de long ! C'est qu'il me ferait presque la gueule que je soit ressortie sans rien acheter ! Je lui fait quand même remarquer que je n'ai pas fait des centaines de kms en avion pour m'acheter des bagues ou autres objets de luxe... Je remonte dans le tuk-tuk, et me heurte à un visage complètement fermé. Pas grave, tu n'as qu'à bouder comme un gamin... Il m'emmène de mauvaise grâce au Temple suivant : le WAT BENCHAMABOPHIT ou "Temple de Marbre"
; de vastes rangées de Boudhas entourent l'enceinte du Temple
... Difficile de faire partager à cet instant mon éblouissement au chauffeur du tuk-tuk qui fait le concours de celui qui tire le mieux la gueule... Hé mec, tu gagnes haut la main !
Re-remontée dans la machine infernale, mais ou m'emmene t'il encore, le bougre ? Je vous le donne en mille : il s'arrète de nouveau devant un magasin de luxe, mais de vêtements, cette-fois !
Et lui reste tranquillement installé dans son tuk-tuk, les 2 pieds croisés sur le volant et sors même une cigarette ! Cette fois ça suffit, j'en ai vraiment ras la casquette, et je décide donc de ne pas bouger de la banquette... ce qui le fait rentrer dans une colère NOIRE ! Il se met à gesticuler et à me crier "just look the clothes !" ; je lui répond qu'il n'est pas question que je rentre dans ce magasin et que, soit dit en passant, je paye ses services pour qu'il m'emmène visiter des Temples et non pour essayer des robes Christian Lacroix ! De toute façon, elles ne vont pas avec mes tongs ! Je plaisante, mais autant vous dire que j'étais en pétard contre lui ! Et le voilà qui essaye de sortir de son portefeuille un espèce de bout de carton (il a d'ailleurs bien du mal à l'attraper, tellement il tremble de colère) : ah, ok ! J'ai compris ! Un "bon d'essence" ! "I want my cuppon of gazoline!!!".
Je lui fait bien comprendre que je ne bougerais pas de son tuk-tuk, et qu'il est bien entendu hors de question que je dépense une fortune en tenue vestimentaire pour lui faire gagner un bon pour 5 litres d'essence... Il démarre à une vitesse hallucinante (le goudron a du garder son empreinte) et tout en conduisant, se met à hurler en anglais-thaï des choses qui doivent vraisemblablement être des insultes. Pris dans sa colère, il a une façon de conduire qui ferait rougir Schumacher (là, j'avoue que j'ai eu vraiment peur de l'accident). C'est assez incroyable comme situation, mais bon, maintenant ça suffit : je me mets également à crier de colère, lui rappelle qu'il est payé pour m'emmener en visite et non pour m'obliger à faire des achats dont je n'ai que faire et lui ordonne de me laisser à "Democracy Monument"
... Nous y arrivons 5mn plus tard, je lui demande combien je lui dois pour cette "horrible" ballade : "pffff, as you want", me repond t-il dégouté, avec un air boudeur de gamin qui n'a pas eu le jouet qu'il désirait. Ok, no problem : je lui donne 20 baths, prix fixé au départ pour 1h de ballade, et il repart sur les chapeaux de roues, sans un regard.
Super, ma 1ère journée ! : un rabatteur, un chauffeur de tuk-tuk decérébré ! Bon, vais me requinquer avec un plat de riz pris dans la rue (ouf, le vendeur ne me réclame pas de coupon d'essence, sauvée !). Je décide de rentrer à la Guest-House, la matinée a été un peu éprouvante, et me laisse un arrière-goût désagréable... Je ne m'attendais pas à ce genre de réaction, tellement à l'opposé de tous les gens que j'ai pu rencontrer dans les autres villes... Je repasse à proximité du Wat Phra Kéo, et là, un thaï m'accoste gentiment. Sentant ma méfiance, il m'explique qu'il vient de la région de Chiang-Maî et qu'il est professeur d'Histoire. Ahhh, ouf ! Il m'accompagne un bout de chemin, me demande si j'ai eu le temps de visiter la ville, le mec sympa, quoi... jusqu'à ce qu'il me prenne lui aussi mon plan (dixit le 1er rabatteur), et me parle du fameux "export-center" ! Non mais c'est pas mon jour... un 2ème rabatteur, qui se paye le culot de s'inventer prof d'histoire ! Ma colère se transforme en lassitude ; si les 5 jours qu'il me reste à passer à Bangkok sont identiques à celui-là...
Je rentre blasée à l'hôtel et y passe le reste de la journée sans aucune envie de ressortir de ma chambre.
Ma dernière pensée avant de m'endormir est : "encore 5 jours avant de rentrer...". Et dire que la veille, à Sukhotaï, j'avais les larmes aux yeux de devoir quitter cette ville...
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23 avril 2006
27 mars : 2e jour à Bangkok
J'ouvre un oeil (après un sommeil aléatoire entrecoupé d'images de coupons d'essence géants), un regard vers ma montre : 8h00...
Courage, sors affronter la jungle hostile, après ton expresso matinal... ("Link, donne moi ton courage pour touver la TRIFORCE"... Euhhh désolée, je m'égare... mais les fans comprendront).
Un petit coup de balai sur mes mésaventures d'hier
, le moral remonte aussitôt : au diable le côté négatif, une superbe journée m'attend. En traversant Kao San Road, je suis interpellée par une affichette proposant une journée au Marché Flottant pour 250 baths. Mes souvenirs de cet endroit visité il y a 20 ans sont assez flous. Pourquoi pas, puisqu'il me reste 4 jours. Ticket en poche (départ demain matin 7h en minibus), je me dirige vers le Wat Phra Kaeo non sans quelques coups d'oeil suspicieux autour de moi, des fois que je retombe sur mon rabatteur ! Va entendre parler du pays, çuilà ! Hop, tongs dans les starting-blocks je slalome entre les voitures façon Edgard Grospiron, avant d'arriver au Sanam Luang Park, un immense espace vert où l'on peut voir les jours de vent des centaines de cerfs-volants très colorés, mais également des thaïs qui vous vendent des petits sachets de maïs (la place est remplie de pigeons)
; malgré un refus poli, une jeune thaï me pose de force un petit sachet dans les mains et s'insurge que je le lui rende... Cette place fait face au Grand Palais, qui renferme une centaine de bâtiments dont le Wat Phra Kaeo, le Temple du Bouddha d'Emeraude, le musée des Galères Royales... A l'entrée, une nuée de touristes de toutes nationnalités, au milieu de dizaines de gamins vendant des ombrelles en papier de riz et des chemisettes à manches longues (une tenue correcte à l'interieur de l'enceinte est exigée, càd ni short ni jupes courtes, et les épaules couvertes). L'entrée coûte 250 baths pour 
visiter la totalité des bâtiments... Des fresques illustrant la vie de Rama recouvrent la totalité des murs interieurs
(elles ont été restaurées à plusieurs reprises). La différence de style architectural entre les villes précedemment visitées et le Grand Palais est flagrante : tout ici n'est que brillance, dorure, ornements nacrés... C'est impressionnant et majestueux, un détour obligatoire...
. Le Temple du Bouddha d'Emeraude (le plus visité de Thaïlande) est bondé. Il est interdit de le photographier. On trouve également une splendide maquette d'un Temple d'Angkor Vat, des Garudas d'une taille impressionnante qui disputent la place aux nombreux kinnaris...

Direction le Wat Pho, situé un peu plus loin derrière le Grand Palais. Le long des trottoirs, je croise bon nombre de vendeurs d'amulettes
. Les Thaïs sont très croyants, et portent des représentations de Bouddha ou de Bonzes illustres enchassées dans des petites boites généralement en plastiques, au bout d'une chaîne (la plupart des Thaïs en portent, mais uniquement les hommes). Les vendeurs assis à même le sol en proposent un grand choix ; des spécialistes les observent à la loupe. On trouve à foison des magazines thaïs uniquement dédiés aux amulettes. Quelques minutes plus tard, j'aperçois les toits du Wat Pho et cherche désesperemment l'entrée principale...
jusqu'à ce qu'un jeune bonze en toge safran me guide. Très très sympa, il me demande d'où je viens et là, instant magique, me répond "France ? Yes ! Football, Zidane !". Ah, mon Zizou ! Ta réputation n'est plus à faire...
. Ainsi, me voici dans le Temple le plus ancien de Bangkok... Il renferme un immense Bouddha couché de 46 m de long et 15 m de haut qui vous laisse une impression de sérénité... Il est modelé en plâtre sur une armature de briques, et doré à la feuille.
Des incrustations en nacre ornent ses yeux et ses pieds et représentent chacune des étapes de la vie de Bouddha. Des rangées de bols sont alignés le long des murs à l'interieur du wihàan, où une vieille dame y jette de la petite monnaie. A l'exterieur du Temple, vous y trouverez une des plus imposante collection de Bouddhas de Thaïlande. Milieu d'après-midi, je vais, sur ma lancée, me rendre au Wat Arùn, de l'autre côté de la Chao Praya. Il est situé dans le quartier de Thonburi, la partie la plus ancienne de la ville... Traversant un marché couvert au dessus de l'eau, j'arrive à l'embarcadère qui permet de prendre un bateau pour l'autre rive. Là, je me permet un repas dans un restaurant, pleine vue sur le fleuve : c'est une telle effervescence ! Des dizaines de "long-tails" se cotoient. 
Ou est ma "nautamine" j'ai le mal de mer !
3 baths pour pouvoir traverser le fleuve, et me voici dans le bateau pour une traversée de quelques minutes... J'aperçois déjà le Wat Arùn, aussi grand et imposant que dans mes souvenirs... Le soleil est un peu voilé ce qui donne une impression de grisaille sur l'eau. A bord, 2 jeunes touristes japonaises très exubérantes se font remarquer de par leur accoutrement : grosses lunettes de soleil à la Nana Mouskouri, jeans déchirés à l'extrème et cheveux roses à la Barbapapa coiffés d'énormes écouteurs de baladeur mp3... Très loin du stéréotype de la Geisha
... Et bé, nous avons un énorme retard au niveau de la mode, en France ! La traversée est très courte, à peine le temps de sentir les gargouillis de mon estomac (j'avoue humblement être malade dans tous les moyens de transport possibles et existants, de l'avion à la trotinette).
Le Temple construit dans les années 1700 sous le règne de Rama III (entrée 20 baths)
, doit son nom à une divinité Hindoue, Aruna : "Temple de l'Aurore". Le Prang central, de style Khmer, mesure 70 m de hauteur et comprend 4 prangs plus petits à chacun de ses points cardinaux. Ils sont entièrement recouverts de céramique et de morceaux de porcelaine (petite anecdote à ce propos : lors de la construction, les bâtisseurs se retrouvèrent à cours de porcelaine, mais pûrent achever leur travail grâce aux habitants de la ville qui brisèrent leur propre vaisselle). Chacun des 4 prangs comportent des niches abritant des statuettes de divinités
. Il est normalement possible de gravir les marches du Prang principal, mais des travaux de restauration ayant été entamés, je n'ai pu monter qu'à mi-hauteur, ce qui m'offre quand même une vue magnifique sur les 4 autres prangs
... La descente est plus rapide, et me revoilà dans le bateau pour retourner sur l'autre rive. La chaleur est encore étouffante, il doit être environ 17h00. Bon, je vais rentrer tout doucement dans ma chambre, les yeux emplis d'images etincellantes... Ah, tiens, à côté de ma G.H il y a un petit cabinet de Tatoos... Tsss tsss, non Sophie, pas question de jouer à la touriste "moyenne" et de te faire un tatouage "art déco/mahori/tribal" !!! 

Un vrai petit bonheur pour nos dentistes européens... Après ce joli dégradé de couleur, il est temps de rentrer dodoter, car demain debout très tôt pour cause de "floating-market". Tiens, le Tatoo est encore ouvert ? Allez, j'y vais, histoire de sympathiser un peu... Comment vous décrire le tatoueur, au demeurant fort sympa ? Euh, vous imaginez Bruce Lee : beau gosse, une musculature à se pâmer et à faire pâlir d'envie tous les acharnés des salles de muscu
, des cris de bête sauvage à vous donner des frissons ? Oui, vous l'avez à l'esprit ? Bien, car je suis face à son contraire : tout menu, les cheveux d'une longueur infinie et une voix d'une douceur... Avis à toutes les filles qui veulent un tatoo : je vous conseille ce cabinet, car, plaisanterie mise à part, le taoueur (Dr Heng, sur Thanon Tanao) est d'une gentillesse et d'une douceur absolue.
Et oui, pas pu resister ! Au tatouage, je veux dire ! (quoi que... "censuré") : j'ai dorénavant mon prénom en lettres thaï à la base du cou. Cela a duré environ 1/2 heure et m'a coûté 1800 baths (environ 36 euros). Allez zou, cette fois au lit ! Have a good night, and see you soon ! Aïe... ça picote un peu, quand même...
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22 avril 2006
28 mars : 3è jour à Bangkok
Presque 6h00... Reveil un peu dur, après une nuit passée à essayer de trouver la meilleure position adéquate pour éviter d'avoir mon tatouage en décalcomanie sur l'oreiller de la G.H...
Arrivée à l'accueil, la patronne me dit de suite "a coffee very hot with no sugar and no milk" : nous avons du nous connaître dans une vie antérieure ! Bon, allez, 6h45, il est temps de rejoindre le groupe en partance pour le "marché flottant", situé à environ 100 kms, à Damnoen Saduak. Nous serons 8 : un jeune couple d'anglais, 2 copains australiens, 1 israélien, et 2 anglaises. Nous avons chacun droit à un autocollant posé sur notre tee-shirt (des fois qu'on se perdent), et nous voilà partis dans un minibus climatisé (merci mon Dieu), pour environ 1h30 de route dans un silence quasi-religieux, si ce n'est le jeune couple d'anglais (19/20 ans environ) qui passeront la majeure partie du trajet à se rouler des p----s... Très ragoutant comme bruit, merci !
Arrivée sans encombres ; le chauffeur nous conduit au village même de Damnoen Saduak, ou nous le suivons tous à travers les maisons sur pilotis : c'est vraiment très beau et très fleuri, les habitants de chacune des maisons que nous traversons sont extremements souriants
. Le chauffeur nous prévient de bien baisser la tête en passant, car les habitations ne sont pas très hautes, et les poutres sont plus qu'apparentes : "BOUM" !!! Tiens, le jeune anglais n'a pas du entendre, omnibulé par son lecteur mp3 : et 1 pansement, 1 ! Et oui, mon gars, je sais, ça fait mal... et pas la moindre main subtile de chauffeur de tuk-tuk en vue... Nous stoppons quelques mn plus tard sur la terrasse d'une maison ou apparemment nous étions attendus par une mamie qui nous propose des bananes chaudes et des boissons (payants, bien-sûr). Le chauffeur en profite pour s'eclipser non sans nous avoir préalablement prévenus qu'il nous attendrait près de son minibus 1h30 plus tard... Nous montons dans une barque
où 2 femmes tiennent les rames. Elles nous proposent gentiment des chapeaux (il est vrai que ça commence à taper dur ! L'anglais a un peu de mal avec son oeuf de poule apparent...), et nous quittons donc les habitations pour le marché
. Et là immense, que dis-je, intense déception : le marché flottant visité en 1986 (où les barques pleines de fruits colorés cotoyaient celles des femmes proposant de la nourriture qu'elles faisaient à même la barque avec des petits réchauds) n'est plus, et a laissé la place à d'innombrables étals de souvenirs... Notre petit tour se résume donc pendant + d'une heure à aller d'une rive à l'autre : nos rameuses s'arrétent toutes les 10 secondes (sans aucune exagération) devant les différents étalages de souvenirs

Milieu d'après-midi, je déambule sans but précis et me retrouve sur un marché installé le long des trottoirs ; la température y est hallucinante, car des bâches sont installées au dessus des étals... En marchant, je croise un européen, portable à l'oreille, en train de regarder le sol : keskil regarde ? Ah tiens, un bout de ferraille qui bouge... euh, comment ça, il bouge ? Vision de cauchemar :
une énorme araignée ! Bon certes pas une mygale ou une tarentule : ce specimen là est bien plus gros ! Des pattes à la Adriana Karembeu greffées sur un petit corps... l'effet est immédiat : cri, saut en hauteur, 400 m en moins de 3 secondes... (La nature m'est hostile, lisez plutôt : à mon retour en France, défaisant tristement mon sac à dos, je sors mes tongs... tiens tiens, mais qu'y a t'il sous la semelle de ma tong droite ? Un monstrueux, que dis-je, un ENORME insecte écrasé comme une crêpe (paix à son âme) ! Ah bravo, bonjour le voyageur clandestin !)Bref, me voilà arrivée toute ruisselante de peur et de transpiration au "Memorial Bridge".
Voici l'un des points névralgiques de la circulation à Bangkok ; il fût construit en souvenir du fondateur de la ville, Rama Ier. Partout, des panneaux représentant des bouteilles d'alcool barrées, "interdiction de boire".
Avis aux siroteurs de "singha-beer", cet endroit n'est pas pour vous ! Un hâvre de paix ou se cotoyent les amoureux, les pigeons, et les touristes à la recherche d'un peu de tranquilité, lisant tranquillement le dernier Best-seller...La fin de l'après-midi arrive, il est temps de rentrer à la GH pour une mission de la plus haute importance : trouver un cadeau pour ma fille ! Il faut dire que la tâche n'est pas aisée, car à la question posée avant mon départ : "que veux-tu que maman te ramène de Thaïlande ?", cette mignonette m'a répondu : "rouge !". "Comment ça, Rouge ? tu veux dire un moulin, un piment, une ferrari, un Père Noël ?". "Nan ! Rouge !"... j'suis pas embêtée là ! 326 échoppes plus tard, j'ai fait le plein de rouge (pfffff, mais non, pas un bon vieux beaujolais !) : une jupe rouge, un sac brodé rouge, un collier rouge et un éléphant en tissu rouge ! Ehéhé, suis pas peu fière de moi !

Bon zou, il est temps d'aller au lit, non sans avoir préalablement regardé dans tous les coins de la chambre si une araignée ne s'y cache pas...
23:15 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21 avril 2006
29 mars : 4è jour à Bangkok
Merveilleuse nuit que celle écoulée !!! Pas de coq, pas d'insectes nuisibles, pas de claquements de portes ! Moral et physique au beau fixe, je me dirige d'un pas allègre à la reception pour mon expresso matinal...
Une autre journée consacrée à la visite des Temples. Forte de mon expèrience de sprinteuse, les avenues surchargées de voitures n'ont plus de secret pour moi ; et je slalome d'une façon très aisée entre les voitures et les tùks-tùks.
Mes pas m'entraînent jusqu'à l'avenue Si Ayutthaya, ou trône le majestueux TEMPLE DE MARBRE, le WAT BENCHAMABOPHIT. Ce Temple de marbre unique fût construit en 1899 et inauguré en 1911, sous le règne de RAMA V. Il est le dernier grand Temple bâti au centre de Bangkok.


Inspiré du modèle Occidental, ses tuiles oranges sont typiques du style Thaï. Il renferme un immense Bouddha d'or.
Je me dirige ensuite vers le WAT SUTHAT. Sans conteste un des plus beau Temple de la capitale, il possède le plus grand wihan de Bangkok...

La totalité de la cour est recouverte de marbre gris. Tout au long de l'enceinte interieure, des rangées entières de Bouddha.



Située juste à côté du Temple, la GRANDE BALANCOIRE, SAO CHING CHA. Un immense portique rouge construite par le Roi RAMA I, en 1784.

Lors de grande fêtes Brahmaniques, en l'honneur du Dieu SHIVA, de jeunes garçons se balançaient à 25m du sol pour tenter d'attraper des sacs remplis de pièces d'argent, installés en haut du mât.
Cette tradition a été abolie en 1935, suite à de nombreuses chutes mortelles de jeunes un peu trop intrépides...
Il est maintenant plus de 12h, les cris de mon estomac me font m'arreter devant un petit resto qui ne paye pas de mine ; j'y avale ma ration quotidienne de riz auréolée de légumes.
Puis je continue sur ma lancée, en direction du WAT SAKET. Je suis apparement dans la rue des artisans : des dizaines de baraques ou s'entassent des piles de morceaux de bois... Certains deviendront des statues de Bouddha, d'autres serviront a étayer les maisons. L'odeur de la sciure ets très forte et très agréable. La MONTAGNE D'OR (Golden Mount)se dresse devant moi : impressionnant, le Chédi doré situé en haut d'une colline artificielle, s'élève a 78m de hauteur. Il est l'un des plus ancien de Bangkok, et offre une vue exceptionnelle de la Capitale.

L'endroit est très calme et très vert ; au pied de cette colline, beaucoup d'arbres et de fleurs... L'accès au Temple se fait par des escaliers ou des rangées de cloches et de gongs sont sagement posés (les faire tinter les uns après les autres porte bonheur)


Chose très étonnante, on y rencontre beaucoup de tombes, le plus souvent avec les photos des disparus... Ainsi que des statues de Bouddha, cachées dans des renfoncements


La montée des marches est rude ; autant de photographes qu'à Cannes... Et s'achève en haut, à la porte du Temple. On peut y découvrir un Chédi, abritant des reliques de Bouddha. A l'exterieur, la vue sur la Capitale est grandiose.

La descente de la colline restera pour moi un grand mystère de ce siècle : je suis apparemment à contre-sens, comme me l'indiquent les flèches et le regard de certains thaïs... Bon sang, quelqu'un a volé l'escalier ! J'ai beau faire le tour, il a disparu ! Pfiout ! Envolé ! J'offre une récompense à qui le retrouvera dans 1 délai de 10 secondes !
Tant pis, après moults grattages de tête, je descend discrètement à contre-sens (et si je descendais à reculons ?).
Ma journée s'achève ainsi, sur un des + grand mystère de l'univers... Direction le quartier de ma G.H, ou après un frugal repas, j'entame l'inévitable tournée des echoppes de souvenirs à ramener pour la famille (et moi-même, bien-sûr). Surtout ne pas oublier que je n'ai droit qu'à 20 kgs de bagages en soute ! Mais ces statues sont tellement belles et tentantes ! Et lourdes !


Bon, je vais passer la nuit à me demander comment gruger le personnel de l'aéroport ainsi que cette maudite balance à bagages...
15:40 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20 avril 2006
30 mars : 5è jour à Bangkok
Alléluia ! Encore une nuit de 10h00 ! Mon avant-dernière journée en Asie du Sud-Est... que je vais reserver à me balader tranquillement, sans but précis, mais ce une fois seulement après avoir pris ma drogue matinale (et oui, c'est lui le fameux, le plus beau : mon expresso !).

Bon, ou vont me mener mes pas ? Après une marche d'environ une heure, je me trouve dans l'un des marchés les plus coloré et odorant de Bangkok : le Marché aux Fleurs , BANG RAK. Là, un subtil mélange d'orchidées et de colliers de fleurs de jasmin...

Ici, les fleurs s'achètent et se vendent en gros ou au détail... Il y fait très frais, car les fleurs sont continuellement arrosées et rafraichies. J'ai un peu de mal à m'arracher à cette ambiance.
Sur ma lancée, je continue vers le fameux marché de PRAHURAT, dans un petit quartier indien très animé : on y trouvent essentiellement du tissu et des vêtements, sans aucun doute les moins chers de Thaîlande.

Après un long moment passé dans cet endroit, je me demande s'il n'est pas temps d'aller me sustenter : mais l'orage terrible qui éclate décide pour moi ! Aux abris, c'est un vrai déluge ! Je cours me réfugier dans un resto bondé de gens ayant eu la même idée...
30 mn plus tard, le soleil reviens aussi fort et virulent. Je suis à côté de la gare de chemin de fer de HUALAMPHONG , une gare immense dans un hall décrépit.
Puis je me rends au WAT TRAIMIT (le Temple du Bouddha Doré), situé à 5mn à pied.

Ce Temple abrite une statue de Bouddha colossale, pesant près de 5 tonnes 1/2 et mesurant 3m. Alors qu'on la déplaçait dans le Temple, il y a environ 40 ans, le revêtement de stuc qui la recouvrait se brisa, pour faire place à une statue en or massif (certainement pour la proteger des voleurs, à la periode Sukhotaï)

Un groupe de bonzes indiens visitent également ce Temple, avec tout un assortiment d'appareils-photos numériques dernier cri... Moi qui croyait que l'un des points les plus importants chez les moines bouddhistes était le dénuement... innocente, va !
La fin de l'après-midi se rapprochant à grand pas, je continue ma "ballade" à travers les rues de Bangkok. L'orage de tout à l'heure a fait pas mal de dégats : des branches d'arbres jonchent le sol, ayant même emporté des tuiles sur certains toits. C'est également tout un art d'éviter les eclaboussures engendrées par le balayage intempestif des magasins innondés.
La soirée est une copie conforme de celle d'hier soir : mangeage, trouvage de cadeaux et dare-dare, car c'est ma dernière soirée "au pays du sourire". Aie, je sens déjà une boule qui me serre la gorge à cette simple évocation...
Ne pas y penser, surtout ne pas y penser, et profiter de l'instant présent...
22:05 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19 avril 2006
31 mars : dernier jour...
Après une nuit passée à me retourner dans mon lit comme une âme en peine, je dois me rendre à l'évidence : je n'ai aucune envie de partir... Mon coeur se sert à cette seule pensée... et je tente de me raisonner tant bien que mal, en me promettant de revenir dès que je peux.
Le coeur en friche, je traînasse lamentablement, retardant l'échéance de devoir poser mon sac-à-dos à la réception, et ce jusqu'à 22h, heure à laquelle je vais devoir faire mes adieux à ce pays magique.

Le café de la reception à un goût amer : comment faire partager mon émotion de partir au jeune thaï qui me sert ? Lui qui doit voir des centaines de touristes par an...
Allez, ma Biche, haut les coeurs ! Tu reviendras l'année prochaine ! Non, ne te précipites pas dans un cyber-café histoire de reserver ton prochain billet !

Ma dernière matinée est consacrée à faire les derniers petits achats, en espérant pouvoir caser le tout dans le sac... Dernière petite ballade dans un parc bordant la CHAO PRAYA, où les speed-boats foncent à toute allure, faisant de grands remous et deséquilibrant les frêles embarcations.


Vers 12h, mon habituel repas, pris comme toujours au milieu des thaïs.

Même pas un cancrelas pour me dire au-revoir, même pas un tùk-tùk pour me demander une dernière fois "Miss ? You wan't ?".
Début d'après-midi, je me décide à aller au "National Muséum". Je ne suis pas très fan, mais je vais tenter le coup.


C'est le plus grand Musée d'Asie du Sud-Est ; il fût construit en 1782 et devînt le Palais du Roi RAMA I avant d'être converti en Musée en 1884.
Il est vraiment époustouflant ; notamment la galerie d'histoire thaîlandaise, ou l'on y trouve des reconstitutions de toutes les époques. Egalement les Barques Royales, la salle du Trône, etc...


Et là, oh merveille des merveilles, des sculptures khmères d'une beauté impressionnante...

Une révélation, à la vue de ces statuettes divinement belles : le Cambodge, futur endroit pour mes prochaines pérégrinations ?
Un peu frileuse au départ pour visiter le Musée, j'y reste pourtant 4h00 ! Et je n'en repars que parce que celui va fermer... 18h00, un nouvel orage éclate, plus violent que celui de la veille ; la plupart des echoppes de Kao San Road ferment leur devanture, et je prend donc tristement mon dernier repas à la G.H. Le ciel pleure pour moi...
Voilà, il est temps de récuperer mon sac-à-dos que m'a gracieusement permis de laisser dans un coin la receptionniste. Ah, que j'envie ces 2 touristes qui viennent tout juste d'arriver à la reception et qui demandent s'il reste des chambres ! Oui, la mienne, maintenant...Je m'en vais donc attendre la navette qui m'emmene en direction de l'aéroport. La tête collée à la vitre, je regarde s'éloigner Bangkok. Aussi belle la nuit que la journée... jusqu'à ce qu'un des touristes européens entassés dans le minibus se mette à pousser des cris hystériques en priant le chauffeur de s'arreter de toute urgence : et là, nous le voyons tenter d'escalader les autres personnes, puis n'y arrivant pas, sauter par la fenêtre et se mettre à courir comme un dératé... en direction des toilettes de la station service ! Ah, Tourista, quand tu nous tient !
Après l'enregistrement de mes bagages, j'ai 2 petites heures devant moi. Et là je regarde le spectacle d'un aéroport surchargé de personnes voyageant vers tous les endroits possibles de la planète... un régal que de voir tous ces gens qui vont et viennent, qui partent ou qui arrivent, qui gueulent ou qui rient.
Puis vient l'ineluctable moment de la montée dans l'avion (Ouf, l'ostrogoth de l'aller n'est pas là ! En plus, je suis placée au milieu de l'avion... Miracle, mon siège se baisse !).
L'avion n'est pas encore rempli, que ce que je redoutais le plus arrive : je sens les larmes qui montent. Oh non, pas ça... et je n'arrive pas à les stopper... Je suis pourtant contente de retrouver ma famille, ma petite puce, mes factures ! Et je pleure... Parce-que je pars... Parce-que j'ai passé 2 semaines formidables avec des personnes adorables... Parce-que j'ai découvert un pays qui n'est pas le mien et qui me manque déjà...

21:15 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


